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V o I P N E W S   #7
La référence des infrastructures et communications IP
L’Ipnobox optimise la voix sur IP

« L’objectif des entreprises migrant vers la téléphonie IP est de bâtir un service dont la qualité ne soit pas inférieure à celle qu’ils ont déjà, en particulier au niveau de l’audio », observe Jérémy Vinant, le président et fondateur d'Ipnotic Telecom. Pour y parvenir, l’Ipnobox forme une réponse originale. Il s’agit en fait d’un routeur, entièrement conçu en France, s’appuyant sur deux pattes de réseau étendu (WAN).
Déployé sur le site des clients de l’opérateur, ce boîtier de télécommunications retient deux liens DSL (France Telecom et 9Cegetel par exemple) et apporte une faculté de bascule intelligente. Le cas échéant, les échanges ToIP vont donc changer d’infrastructure sans que cela ne soit ressenti au niveau des communications vocales en cours.
« L’Ipnobox passe la voix d'un coté ou de l'autre tout en décidant du meilleur lien. Cela a un double impact pour le client. Si un lien tombe, la voix continue de passer. Et, en cas de dégradation, la détection s’effectue à temps pour que l’incidence sur la voix ne soit pas rédhibitoire », précise Jérémy Vinant. Avec un effectif de 70 salariés, dont un tiers forme le pole Recherche & Développement, la startup mise beaucoup sur le développement d’algorithmes pointus à l’extrémité du réseau et au niveau du back office. La gestion de la qualité de services et la bascule de lien WAN sont réalisées en interne autour d’un dialogue établi entre le routeur et les équipements de cœur de réseaux.
« Nous comptons déjà 150 clients qui disposent, en moyenne de 40 postes IP. Notre objectif de Chiffre d’Affaires pour 2006 est de dépasser les 30 Millions d’Euros malgré une mutation importante, puisque nous passons de la vente de technologies aux opérateurs au marché des entreprises. Quant à notre positionnement, il cible le haut de gamme avec une taille d'entreprise supérieure ou égale à 20 postes », précise le fondateur d’Ipnotic Telecom. Si la gestion de la qualité de services semble particulièrement soignée, par contre, la sécurité est gérée de façon centrale, ce qui ne dispense pas les distributeurs de l’opérateur de proposer des services plus fins en sécurité, site par site. L’enjeu actuel, explique Jérémy Vinant, consiste à identifier les vrais partenaires pour l'avenir : « Nous disposons de 70 distributeurs en France. Mais il faut avoir les bons car le décollage du Centrex IP a lieu en ce moment. Nos chiffres le confirment avec une croissance significative, tous les mois ».

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Start-Up
Icera dope les performances du téléphone mobile
Le concepteur de circuits HSDPA conforte sa présence près de Nice et perce au Japon, via la filiale locale de l’opérateur britannique Vodafone.
Par Olivier Bouzereau

BolanJeune pousse européenne fondée en 2002, Icera Semiconductor innove depuis trois sites mondiaux : Bristol au Royaume-Uni, Sophia-Antipolis près de Nice et Yokohama au Japon. Sa plateforme Adaptive Wireless HSDPA (une évolution de la téléphonie 3G) se distingue à la fois par un débit élevé (3,6 Mbps et bientôt 7,2 Mbps) et par une taille réduite. Une miniaturisation qui autorise des économies importantes lors de la fabrication ainsi qu’une faible consommation électrique offrant une plus grande autonomie à l’utilisateur.

C’est pour ces raisons qu’Icera vient de convaincre la branche nippone de l’opérateur Vodafone, en plein investissement sur de nouveaux terminaux mobiles multimédias HSDPA/Edge. Le smartphone peut dorénavant échanger des flux audiovisuels, établir des communications VoIP, télécharger des séquences multimédia ou des jeux en quelques secondes au lieu de plusieurs minutes, sans épuiser la batterie. Pour l’opérateur, le modem logiciel d’Icera permet de traiter davantage de flux audio et donc de gérer un nombre d’abonnés plus important.

iceraLes discussions en cours avec les opérateurs mobiles locaux pourraient conforter les parts de marché d’Icera en France, dès le milieu de l’année 2007. Une autre voie de développement est néanmoins poursuivie : « D’ici à deux ans, notre jeu de composants pourra être intégré dans les PC portables afin de délivrer quatre fois le débit de l’ADSL à la maison », prévoit Fabrice Moizan, le directeur général d’Icera en charge des ventes internationales. Cette intégration, semblable à celle du circuit WiFi dans les actuels PC portables, peut amener l’opérateur mobile à reprendre la main sur l’aiguillage des communications voix-données professionnelles, entre les réseaux privés et publics (Voix sur WLAN et 3G). Avec un milliard de combinés mobiles conçus en 2006 et autant prévus l’an prochain, le modem bande de base représente déjà un marché de quelques 6 milliards de dollars par an. En 2010, un téléphone vendu sur deux recevra la 3G et ses évolutions tandis que l’électronique embarquée dans l’automobile pourra atteindre les 20 milliards de dollars à cette échéance.

La navigation assistée par ordinateur et les loisirs numériques forment deux piliers pour l’essor d’Icera. La start-up compte se frayer rapidement son chemin sur ces deux marchés en forte croissance, aidée en cela par cinq fonds en capital risque (plus de 100 millions de dollars levés depuis 2002). Stan Boland, president et CEO d’Icera, ne craint pas les géants déjà établis comme Freescale, Texas Instruments, Qualcomm ou NXP (Philips Semiconductor). Il dit même les respecter et miser avant tout sur son propre assemblage de spécialistes hardware et software. La réactivité de son équipe cosmopolite sera déterminante. « Nous comptons actuellement 145 employés.

A Sophia-Antipolis, notre site de 1200 mètres carrés accueille 14 nationalités dont une vingtaine d’ingénieurs français issus de la région, de Paris et de Rennes. Attirer des salariés très qualifiés ici s’avère très simple », reconnaît Stan Boland. Lors d’une récente conférence de presse, il a souligné son intention, dès 2007, de participer au pôle de compétitivité local sur les Solutions Communicantes Sécurisées. Une décision logique puisque c’est à Sophia-Antipolis que sont menés les développements de logiciels d’Icera ainsi que les tests de programmes menés en interne ou par des partenaires.

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