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V o I P N E W S   #7
La référence des infrastructures et communications IP
Trois Trophées VoIPNEWS 2006
Lors de la récente Convention VoIP, la PME Texam et le Conseil Général de Seine-Maritime ont également reçu un Trophée VoiPNEWS 2006. Deux prix distinguant, eux-aussi, des déploiements de téléphonie IP réussis. Le dynamique PDG de Texam, Monsieur Desplats, a reçu le Trophée Gazelle VoIPNEWS dans la catégorie PME. Fabricant et distributeur de papiers peints, il compte sur le rapprochement de la téléphonie IP, du groupware et de la gestion de la relation client pour consolider et optimiser ses échanges professionnels. Il a mis en place une solution Centrex avec l’opérateur Alter Telecom en s’appuyant sur les solutions de l’éditeur Beloa, pour le Couplage Téléphonie Informatique, sous Lotus Notes. « Un gain financier direct concerne la téléphonie (en comparaison d'une solution PABX traditionnelle) et les utilisateurs du CTI sous Lotus Notes bénéficient d’un apport de productivité et de confort », précise le spécialiste du revêtement mural haut de gamme. Autre gain apprécié : la qualité de traitement des appels entrants. Le modèle ASP a permis un déploiement en trois semaines et apporte, de plus, une centralisation des données traitées et sauvegardées. L’ergonomie est unifiée pour la téléphonie, le fax et les messages transmis par SMS. L’abonnement mensuel retenu par Texam revient à 90 Euros par utilisateur, service de téléphonie, communications, accès Internet haut débit et hébergement de la messagerie et du groupware Notes compris. Pour sa part, le Conseil Général de la Seine-Maritime déploie la téléphonie IP sur 350 points de présence du département, à partir de deux sites principaux, dont un nouveau siège à Rouen. Au total, 2500 utilisateurs sont concernés par ce déploiement de grande ampleur démontrant la maturité des systèmes de ToIP. Monsieur Vermot salue l’implication forte des utilisateurs et évoque le soutien de l’intégrateur Nextira One ainsi que celui des fournisseurs Alcatel et Checkphone pour les équipements ToIP et la sécurité. En effet, une protection contre l’écoute, l’altération des échanges vocaux et l’usurpation d’Identité a été mis en place dès le début du projet. Le regroupement des canaux de communication sous IP facilite dorénavant le dialogue avec les agents techniques, reliés par fax, téléphone, alertes par bipeurs ou SMS. L’ensemble du support technique a d’ailleurs été repensé autour des meilleurs processus du marché dans ce vaste projet départemental, souligne-t-il.
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Le projet ToIP mondial de l’AUF distingué par un Trophée Gazelle VoIPNEWS
Lors de la récente Convention VoIP, Christophe Villemer a reçu le Trophée Gazelle VoIPNEWS du meilleur déploiement international pour son projet mené sur les sites universitaires de l’AUF (l’Agence universitaire de la francophonie). Il répond à nos questions sur les difficultés de déploiement de la téléphonie IP, à grande échelle.
Propos recueillis par Olivier Bouzereau

Quel est votre premier bilan sur la téléphonie IP à l'AUF ?

C'est un bilan teinté d'espoir car beaucoup de difficultés ont déjà été surmontées. Mais c'est aussi un bilan positif malgré les difficultés rencontrées et celles qui nous restent à surmonter. Il a d'abord fallu faire accepter aux utilisateurs et à la direction que mettre en place un système de téléphonie IP Open Source dans une organisation distribuée comme la notre et avec un budget minime, ce n'était pas aussi simple que d'installer le logiciel Skype sur tous les postes. Nous avons eu la chance d'avoir le soutien de notre direction dans ce projet. On nous a fait confiance et nous savions, au fond de nous, que le défi de mettre en place un système interne de téléphonie IP fondée sur les logiciels libres (Debian/Asterisk/IAX2), était tout à fait réalisable. L'objectif de relier entre eux les 450 employés de notre organisation est aujourd'hui une réalité. Au-delà des réductions de coûts évidentes, attendues principalement dans nos services centraux à Paris et Montréal, c'est aussi la possibilité pour nos employés sur le terrain de pouvoir se parler sans craindre une facture de téléphonie en fin de mois qui vienne dépenser tout leur budget de téléphonie. Il y avait déjà un grand usage du courriel et de la messagerie instantané. Là, on réinvente le téléphone... Enfin, il faut bien reconnaître que le bilan de notre première phase du projet (utilisation de softphone) était mitigé. Mais, les postes clients hardware restent chers, surtout par rapport à leur qualité relative par rapport à des postes classiques. Mais, comme les équipementiers chinois sont très présents, on commence à trouver du matériel économique et de bonne qualité. Ce qui nous a permis d'acquérir des téléphones IP performants et pas trop dispendieux.

Comment les utilisateurs vivent-ils la migration ?

Dans un premier temps, l'utilisation de softphones a été compliquée. Mais le dispositif a tout de même été bien utilisé grâce à des collaborateurs volontaires et exemplaires. Notamment, nos services centraux à Paris et à Montréal ont contacté leurs correspondants partout sur la planète. L'attente est donc forte pour le téléphone IP matériel et les premiers déploiements montrent clairement une simplicité d'utilisation.

Pouvez-vous nous préciser les obstacles majeurs auxquels il faut se préparer dans un déploiement mondial ?

Bien sûr. Nous avons encore des problèmes aux frontières. Un colis perdu entre la France et le Gabon, des difficultés de dédouanement au Liban... Mais avant tout, pour un déploiement international comme le notre, le principal frein, c'est la qualité de service. IP n'est pas un protocole offrant la QoS de bout en bout, donc la qualité reste tout de même variable... et du coup fortement dépendante des liaisons internationales et des Fournisseurs d’Accès à Internet. Ensuite, pour ce qui concerne les questions juridiques, il règne encore un flou (ou un vide) juridique dans chaque pays autour de l'utilisation de la VoIP.  Certains pays ne l'autorisent pas encore... sauf dans un cas interne à l'entreprise. C'est le cas au Liban. Ce vide juridique créé un risque important dans le cas du transit international des téléphones IP.

Comment envisagez-vous l’avenir à présent ? Pensez-vous étendre les applications vocales IP aux étudiants pour les formations à distance ?

L'avenir, c'est intégrer une meilleure liaison avec les outils de messagerie instantanée (gestion de la présence, notamment). Nous utilisons déjà Jabber comme système interne. Ensuite, le véritable enjeu se situera dans notre capacité à mettre en place un système parallèle pour nos étudiants en formation à distance, dans nos Campus Numériques. Nous sommes submergés de demandes de professeurs (français principalement) pour utiliser Skype notamment. Nous devons impérativement offrir une alternative utilisable.
Nous imaginons ouvrir un système parallèle (jabber+voip) qui sera effectivement relié, et sera principalement articulé autour d'un mode "conférence" - pour l'instant, c'est au stade de l'étude - car avec nos bandes passantes ce n'est pas réaliste d'avoir un serveur central quelque part... ce qui aurait été le plus simple évidemment. Par exemple, s'il y a dix personnes en conférence à Ouagadougou, il faudrait qu'elles soient connectées au serveur local et qu'ensuite le flux général de ces 10 personnes soit transmis vers le professeur à Paris, sous la forme d'un seul flux (une seule "voix").
Pour le système parallèle jabber+voip, c'est pas forcément jingle mais ça sera sans doute ça, sachant que GoogleTalk est interopérable plus ou moins avec jingle, ça ouvre aussi des portes de ce coté là... Mais pour l'instant, les solutions de type jingle ne sont pas encore mûres ni encore définitivement adoptées. Nous étudions aussi les solutions coté IPv6 : chaque machine / équipement aura une adresse IP publique et donc ça devrait vraiment simplifier les choses. Nous sommes déjà en IPV6 à Dakar, en test depuis quelques semaines.

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